La cité des dauphins, histoires policières de science-fiction et chroniques légères

La roulette mortelle d'une décérébrée

   Heureusement qu'un blog, c'est écrit. Parce que la version audio d'un décérébrée, ça donnerait : onjou dou e mon'e ai upew ma aux den* !

   Comme le titre peut l'indiquer clairement, je suis allée chez le dentiste.
Sous ma forme de carpe, à part la ligne du pêcheur et la dent de poissons gloutons, je ne crains pas grand-chose.
Sous ma forme humaine, féminine, cellulitaire à l'oeil de veau mort, j'ai plusieurs faiblesses. Notemment, comme beaucoup de femmes, les sucreries (voir un de mes posts sur la malbouffe, grandiose invention de l'humanité, chef-d'oeuvre de l'autodestruction personnelle inconsciente). Or, qui dit sucreries dit caries.

   Oui, je connais mes faiblesses, je les affronte tous les jours à la télévision (j'ai l'impression que 50% des publicités sont pour de la malbouffe, choses inutiles et grossissantes), et surtout en faisant les courses. Glaces, barres chocolatées, céréales, chips, pots de Nutella et autres caramels mous sont des tentations abominables, qui s'étalent le plus souvent sur un rayon entier (quand la viande n'en fait qu'un tiers) et nous font croire qu'elles sont énergétiques alors qu'elles dissimulent de la cellulite, des poignées d'amour, et autres petits noms donnés pour se déculpabiliser.
Je fais des efforts, je mange autre chose à la place, je limite les calories et le sucre... On fait ce qu'on peut.

   Mais revenons  à nos moutons. J'ai deux grandes horreurs médicales dans ma vie. Les piquûres et les dentistes. les premières parce qu'elle font mal et froid dans le dos ; les seconds parce qu'il font mal et froid dans la mâchoire.

   Quel est l'imbécile de cerveau qui m'a fait repousser les visites annuelles du dentiste ? Le mien ! Bon !
"Eh bien maintenant, on va vous soigner ces caries, mademoiselle !"
Noooooon ! (hurlement rentré pour ne pas effrayer le personnel médical).
"Bon, je vais anesthésier. Décontractez-vous, ça ne prend qu'une seconde..."
Aaaaaah ! Il va rentrer cette aiguille géante dans ma gencive ??? Non ! Laissez-moi sortir ! Raaaaah ça fait mal ! Vite, se pincer le bras très fort pour oublier ça ! Aïe aïe aïe !!!
"Voilà, et d'une. Je vais encore en faire deux."
Que... Quoi ???? Deux autres injections ? Aaaaah ! Je jure de passer la brosse, le fil et le jet dentaire tous les jouuuurs !!! Mais pitié enlevez-moi ça !!
"Bon, ça y est. Alors, vous voyez, ça va ?
- Heu, 'ranchement, 'i 'ous 'oulez me tuer, z'êtes 'ur la bonne 'oie (dialogue malaisé à cause du tuyau en plastique dans la bouche).
- Ah, heu..."

   Bon, il choisit son instrument de torture, la roulette Dziii numéro 54, pendant que j'essaie de sentir ma joue et mes dents. Toute une partie de mon visage est complètement paralysée. On dirait du bois.
Aaah, il a prit la roulette ! Penser à autre chose, se concentrer pour oublier ce bruit horrible ! Ah mais... Que... Aaaah !!!
"Aaaaaaïe !!!
- Ah vous sentez quelque chose ? J'ai à peine creusé pourtant. Vous êtes très sensible."
Visage de douleur. Hôchement de tête malheureux.
"Bon, on va bien anesthésier tout ça. Heu, ça va faire mal, cette fois, c'est une injection dans un endroit plus innervé. "
Aaaah mon dieu, qu'est-ce que j'ai fait ? Re-seringue (vision de supplice). Vite ! Le bras ! Ouaaaah ! Il me pique le palais cette espèce de... aaaaah... mal de chien ! J'avoue tout  ! c'est moi qui ai fini le paquet de petit beurre et la tablette lait ! Mais arrachez-moi ça ou je tue quelqu'un !!

   Le dentiste enlève enfin son horrible instrument et je ne sens enfin plus rien ! Si seulement mes autres sens étaient anesthésiés !... Chez le dentiste, on a droit à plusieurs supplices, tout ça parce qu'on a des dents qui attirent les caries (comme moi), qu'on ne se lave pas assez les dents (heuu... bon, j'ai oublié parfois, j'avoue, mais pas tant que ça), ou encore que les caries se nichent (saloperies !) entre les dents, à l'endroit le plus difficile à nettoyer (c'est mon cas aussi, hélas !...).

   Total : deux points faibles et un peu de laisser-aller. J'ai donc souffert ces piquûres, ces odeurs de caries pourrissantes et ces anesthésies qui empêchent de boire correctement pendant des heures.
C'est sûr, le dentiste, c'est affreux, personne n'aime alors que c'est pour notre bien (qui veut un dentier vissé dans la mâchoire pour n'y être jamais allé ???). Il limite les dégâts, hein, c'est pas de la magie.

   Bref ! La leçon est comprise cette fois. Brossage de dents après chaque repas ou grignotage (on peut éventuellement remplacer par une pomme si on n'a pas le matériel sur soi pendant une sortie ou le travail). Fil dentaire pour éliminer le tartre restant. Et surtout jet dentaire ! le top du top pour prévenir les caries inter-dentaires (comme les miennes, les plus fourbes).

Bon, ben avec ce qu'il m'a mit comme anesthésie, j'en ai pour deux-trois heures à manger avec une paille. Si jamais j'ai envie de manger...

Carpement vôtre !

*Bonjour tout le monde, j'ai super mal aux dents !

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Le volant fou d'une décérébrée

   Oyez ! Oyez ! Avis à la population, une folle est lâchée en ville ! Cachez vos grands-mères* , rentrez les grands-pères, sortez vos sourires et ne traversez que sur les passages piétons**. 

      La République Française, prévoyante.

*la dernière fois, elle en a écrasé deux
** au rouge pour les voitures et s'il n'y a personne dans les environs.



   C'est le genre d'annonce qui devrait exister pour moi. Je suis sûre que, quelque part, je suis fichée par les services d'Etat comme une dangereuse conductrice. Les jeux vidéo auraient dû me mettre la puce à l'oreille... je roule en tournant grâce au décor (imaginez ce que devient une ravissante voiture de sport entre mes mains).
   Je suis une très mauvaise conductrice. Le genre bulldozer. La Terminatrix au volant ! ("elle reviendra" pensent tous mes examinateurs).
   Mon premier moniteur a émigré au Vénézuela, certain qu'aucun ne pourrait y conduire pire que moi. Le second a fini à l'asile. Le dernier a eu plusieurs fois un besoin pressant d'aller vomir dans le caniveau. Quant à mes examens de conduite, ce sont des collectors ! Voyez plutôt :

- ralentit quand le feu est vert
- tend à foncer comme une furie quand passe une personne âgée (notemment lorsqu'elle possède des chiens miniatures du genre yorkshire)
- s'agrippe au volant comme à celui d'une voiture de course et ne met aucun clignotant
- ne laisse pas passer les piétons
- roule à 150 km/h sur l'autoroute
- rend nerveuse toute personne à proximité et ne se rend absolument pas compte de son potentiel dangereux
- a défoncé l'arrière d'une BMX en faisant son créneau
- a calé en montée (le moniteur a dû intervenir pour stopper sa marche arrière)
- a insulté une voiture de police et pris la fuite à plus de 100 km/h en zone d'agglomération.

    A tous ces griefs, j'ai scrupuleusement répondu à mes examinateurs en fournissant à chaque fois une justification dans mes inombrables vies antérieures (auxquelles il n'a pas cru, c'est dommage, je pensais bien que ça marcherait) ou partant du simple bon sens :

1) Vous devriez me témoigner du respect, j'étais conductrice de chars dans le cirque de Rome.
2) Si les vieilles dames s'achètent des chiens pareils, elles doivent savoir qu'ils seront transformés en paillassons à la première voiture venue ! D'autre part, faire mourir ainsi des personnes de 98 ans est bénéfique au trou de la Sécu. Et puis elle avait un air méchant.
3) Les feux verts sont sournois et passent à l'orange dès que je fais mine de franchir la ligne d'arrêt, ce dans le but infâme de me faire échouer à mon permis. Reconnaissez qu'ils y parviennent (ô le joli sous-entendu).
4) Si vous êtes une personne nerveuse, je vous recommande les tisanes à la camomille et les musiques douces. Voire de changer de métier si les symptômes persistent.
5) Si les policiers se sentent insultés alors que j'imitais le bruit d'un poule (venant juste de montrer mes aptitudes à l'imitation des porcs, des vaches et des moutons juste avant), je ne peux que constater leur tendance paranoïaque. Quant à la course-poursuite qui a suivi, je n'ai rien à dire, j'ai gagné sans tuer personne. Ce qui est normal, j'étais pilote de course dans les années 1950 (contre Fangio).
6) Mon excès de vitesse sur l'autoroute a servi à réprimander un imbécile qui roulait à cette vitesse démesurée("Co**aaaaard !! Va repasser ton permis !").
7) La BMX s'était garée trop près de moi, sur un bateau. Et, de toute façon, je préfère les Peujone. Acheter une telle voiture, aussi énorme, et la garer n'importe où est une preuve d'absence de bon sens et de mépris pour la couche d'ozone.
8) Caler en montée est une bonne manière de tester les nerfs de ses passagers ainsi que la confiance qu'ils nous portent. Je dois vous avouer à ce sujet que je suis extrêmement déçue.
9) Je m'agrippe au volant pour être à l'aise, c'est dans ma façon de conduire depuis toujours. D'ailleurs, le Pharaon Séthi 1er ne s'est jamais plaint de mes états de service sur les champs de bataille.

   De toute façon, je repasse mon examen dans quelques jours. J'imagine qu'il y aura encore ma photo placardée partout sur les murs des écoles. Si ça continue, je serai célèbre sans avoir eu besoin de lever le petit doigt. Et on sera bien obligé de reconnaître mes mérites de conductrice.
C'est décidé, je serai pilote de Formule 1 !

   Carpement vôtre,

      La reine du volant de course !

 

PS : je tiens à préciser qu'aucune personne âgée ou non, et même aucun animal de compagnie n'a été victime d'une voiture durant la rédaction de cette note.

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Le léthal kiwi (d'une décérébrée)

   Jadis, nous autres européens, nous n'avions pas de kiwis. Ce fruit ô combien exotique vient, comme son nom étrange ne l'indique pas (car référence à l'oiseau du même nom), de la lointaine Chine.
Oyez ! vous, les fructivores, passionnés de fruits en tous genres et de toute provenance (chacun son vice, personnellement je ne suis que fructivore de deuxième catégorie), le kiwi m'a joué un sale tour l'autre jour !

   Rien de dégoûtant (du genre glisser sur un kiwi tombé du sac de courses par terre et repeindre soudain sa cuisine ou moquette d'un beau vert émeraude).
Rien non plus d'amer (pouah ! ce kiwi a dû connaître mon arrière grand-père !).
Encore rien de sec (à kiwi frippé, estomac retourné et palais chaviré).

   En fin de compte, le kiwi lui-même n'était pas en cause. Plutôt l'utilisation exagérée d'un outil moderne nommé réfrigérateur. Le frigo, ouaip madame ! Si le frigo aide à conserver les pommes de terre sans germes, ralentit la maturité des bananes et conserve bien des fruits sans soucis, il en est qui en font les frais (ceci n'était pas une tentative de calembour miteux).
Avec des yeux de carpes comme les miens, distinguer l'abomination n'a pas été possible avant son achèvement.

   Voyez plutôt.

Exemple numéro un : la mangue (façon compte-rendu). Ce fruit que j'adore a, il y a quelques mois, été victime d'un odieux attentat à réfrigérateur armé. Ayant acheté une mangue qui était presque mûre, je vis qu'il me restait encore une petite montagne de fruits à transformer de celleules de décérébrée (oui, je suis un peu fructivore quand je ne mange pas de malbouffe).
Réflexion profonde carpienne : trop de fruits ==> attendre pour la mangue ==> elle sera bientôt mûre ==> la mettre au frigo ! Ce qui fut fait. Catastrophe !!!!
Constatation (suite à environ trois ou quatre jours de frigo) : la mangue avait totalement changé d'aspect. Agréablement molle sur les bords, cette partie charnue se révéla blette. Sournoisement dure à l'intérieur.
Conclusion de la carpe : ne plus jamais utiliser le frigo pour les mangues. Et, si on a besoin de temps pour les faire mûrir, éviter de les mettre avec des bananes (les bananes font mûrir les autres fruits en-dehros du frigo).

Mais cela n'est rien comparé au supplice du kiwi ! Un des fruits dont j'ai besoin pour ses vitamines (une carpe à vie larvesque telle que moi a en effet besoin de batteries survoltées de dix tonnes pour s'animer avec une apparence humaine). Voici donc :

Exemple numéro deux : le kiwi (façon lyrique).

Ô, kiwi de mon coeur, pulpe de ma vie,
Que n'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Ô rage, ô faim, ô désespoir, qui me tenaillent...
Vision de Tantale me nouant les entrailles,

Ce ne fut que le fruit d'un malheur...
Pourquoi t'avoir cloîtré au réfrigérateur ?
Ta chair a durci comme l'écorce et l'ébène
Incomestible est le fruit de mon blasphème !

Ma vile gourmandise demeure en déveine
Ici s'achève ta vie d'éphémère
Ô toi, beau fruit qui me passionna,
A la poubelle ton corps échouera.

Carpemênt vôtre

"Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur." Victor Hugo

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Le rhume tueur d'une décérébrée

   Il est rare que je fasse des billets aussi souvent mais là, coincée par un rhume, eh ben je me venge. Déjà que j'ai pas l'air fine au mode "nature", si en plus je tombe malade ! c'est la déchéance et la péremption. Plus de carpe d'ici peu... (donc plus de moi non plus).

   Bref ! Pour m'occuper, je me venge de cette saleté en vous détaillant à la loupe ce fléau bien connu et incurable qu'est : le rhume ! Petite foire aux questions made in décérébrée.

1) "Un rhume ? Qu'est-ce ?" Alors là, soit on est tombé sur le gars qui est jamais malade et lève les sourcils bien hauts devant les montagnes de médicaments des pharmaciens (le héros du film "Incassable" serait un bon cobayeà interviewer mais je l'ai pas sous la main), soit on est en train de se payer votre tête ! (ou alors, alzeihmer...)
Pour répondre quand même, un rhume, c'est une... saleté de petite maladie, qui commence parcequ'il fait frais et qu'on ne se couvre pas trop, ou parce qu'on change brusquement de tempéature.
Exemple : la climatisation sournoise de certains magasins en été. En t-shirt dehors et en pull dedans ! Ils sont fous !

2) "Ca passe par quels stades, cette maladie ?" Là, il y a de tout. Personnellement, j'ai tout expérimenté et c'est pas un truc dont on doit être fier... Ca dépend des personnes donc variable, mais en général :

   - petits éternuements vides : ça peut être à cause de la poussière, mais si ça se trouve, vous êtes déjà contaminé. Il faut agir ! Comme dirait Didi dans le lotus bleu "je vais d'abord vous couper la tête, ensuite vous connaîtrez la vérité" (remède un peu trop radical, hum !).
Petits conseils : s'équiper d'un paquet de mouchoir et boire des boissons chaudes apaisantes (thé avec un peu de miel et de citron, infusion à la sauge pour la gorge... c'est bon, surtout avec un petit peu de miel, et ça marche bien même quand on est plus malade que ça).
   - gros éternuements, de plus en plus fréquents : aïe aïe aïe ! ça y est ! Vous y êtes, va falloir se soigner en vitesse !
Petits conseils : poursuivre les infusions décrites plus haut (pour la gorge), utiliser un rouleau de papier toilette pour se moucher chez vous (sinon, votre nez va ressembler à celui du singe Rafiki : rouge mais en plus moche)
   - symptômes complémentaires voire aggravants : toux grasse qui fait mal, fatigue du corps, le fait de rester en pyjama toute la journée et de manger peu. Ca ne va pas ! Il faut manger pour lutter contre cette maladie stupide !
Petits conseils :
prenez des douches assez chaudes, ne restez pas pieds nus, ne mangez pas de chocolat ! (les microbes aiment le sucre, ce sont vraiment de belles ordures !) Préférez tisanes de grand-mère et L.52 homéopathique au doliprane qui enlève juste les les symptômes. Pas d'antibiotiques ! ("on n'attrappe pas un moustique avec un canon" ©Confucius). Au pire, un médicament générique.
   - nez qui coule : ah ! ça commence à réagir. Quand ce sera le stade suivant, "nez qui ne coule plus et moins d'éternuements", vous serez en voie de guérison !

3) "L'est contagieux l'machin ?" Oui oui et trois fois oui !
Petits conseils : pas de bise, pas de bisous ! N'échangez évidemment pas vos mouchoirs, évitez d'éternuer sur les autres. Si vous n'aimez pas le papier toilette, mouchez vous dans votre lavabo et lavez-vous bien les mains. Et rajoutez donc une couverture sur votre lit ! La chaleur, c'est bon pour les anticorps.

4) "Je veux refiler mon rhume à mon sympathique patron, comment faire ?" Ben, le point précédent mais à l'envers. Il devrait apprécier mais bon, c'est pas moi qui me ferait virer.

5) "Que manger pour guérir plus vite ?" Evitez les sucreries mais forcer la dose sur les fruits et les légumes ou les soupes.
Petits conseils : les agrumes sont très très efficaces (jus de citron, pamplemousse, orange...). Evitez aussi trop de laitages, dont les ferments actifs sont propices au développement des germes. Enfin, ne partagez pas votre nourriture.

6) "Merci, ô chère carpe, de m'inculquer ce savoir" Mais de rien, ce n'est qu'un petit résumé d'astuces et de recettes de grand-mère. Par contre, restez bien à distance, hein ! Je suis pas encore guérie !

   Car... tchoum ! pement vôtre ! Snif. Ou est passé mon rouleau de PQ ?

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La concentration d'une décérébrée

   Moi qui vous parle, oui moi, je suis la fille là avec des yeux verts glauques, pas une "vraie" carpe. Eh ! bien j'ai un petit secret "de derrière les fagots" pour bien me concentrer. Ehh oui. Ah ! on ne le dirait pas, hein ? C'est vrai que ça ne respire pas l'intelligence par ici (plutôt le poissonnier en fait).

   Il est frais, mon cerveau ! Il est frais !... Alors, Comment fais-je pour rester concentrée ? Trèèèès simple !
On prend la position du lotus : assis, jambes croisées, on fait passer le pied du dessous par-dessous le mollet pour le poser sur la cuisse comme un vrai yogi (aïe aïe aïe ! j'aurais pas dû sécher les cours de gym ! ).
Puis, dans cette situation où on ne sait plus si on a encore une jambe ou un pied dans le méli-mélo qui nous sert de corps, élever les bras de façon à avoir les mains à la hauteur des épaules (mais où est mon cachet d'Acérola-vitamine C-tueur de fatigue ?!).
Ca y est ? c'est prêt ? Bien ! Alors maintenant, saisissez cet ustensile qui repose sur la table devant vous et respirez en murmurant la prière que voici :
" Plume de sagesse, donne-moi calme et savoir... Plume de sagesse..."

   Généralement, on se sera bien sûr entourée d'une bouteille d'eau (éviter Hep-Arrrhg, au goût amer, ou Contre-cellulex, préférez la source des volcans ou l'eau à la transparence de cristal ou encore l'éveil-dedans), et d'un petit remontant (du genre barre au Nutellite, fruits pratique comme pomme ou raisin...)

   La transe fonctionne... Le nirvana approche, ça y est, nous nous sortons du cercle des souffrances... Tu parles !
" Vous pouvez commencer. Vous avez deux heures. "

   Gloups ! Argh ! A l'aide ! Non ! Pas un examen ! J'avais presque réussi à me convaincre que j'allais rester détendue... Bon bah... Y a plus qu'à commencer. J'espère que personne n'a oublié sa plume de sagesse. Bien sûr, sans mémoire, on est mal barré, mais sans stylo c'est SOS déstresse-amitiés ! (quelqu'un a-t-il deux stylos ? j'ai cassé la plume du mien !")
Mais on s'en sort toujours si on a bien révisé et bien dormi.

   Ah ! dernier conseil : ne pas oublier de manger. Pensez à vos camarades de torture... Un gargouillis de dinosaure dans un silence de mort est très génant. D'où l'intérêt d'un remontant. Idem pour le hoquet (boire sans respirer, c'est une bonne solution pour l'arrêter)

   Bon, si vous échouez, je nierai avoir eu tout contact avec vous évidemment. Mais bonne chance quand même ! (et merde puissance 13 pour vous encourager :) ). Moi, j'ai des partiels à passer, vous permettez ? On se reverra.

   Carpement vôtre !...

   PS : tant qu'à faire sa promotion, autant éviter de faire celle de marques connues. Ce billet léger est donc classé "sans copyright célèbre".

   PPS : ne pas oublier de vérifier sa salle avant de venir. Sinon, toutes les montres du monde vous sembleront implacables (de même que la tête du surveillant qui vous voit débouler en trombe une demi-heure après le début de l'examen en balbutiant un vague mot d'excuse et en cherchant désespérément une palce inoccupée). Mais ça va bien se passsser... Répétez ça ! La méthode Coué, ça marche (non, pas l'émission guignolesque).

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Les cadeaux de Noël d'une décérébrée

   Ah, vous voilà, vous ! Venez avec moi, je vais faire mes courses de Noël. Tout est prêt : cerveau (on va essayer), liste, téléphone au cas où... et bien sûr, porte-monnaie. Direction les magasins !
Bah oui, à moins d'avoir chez soi un atelier bricolage du genre Loisirs et création mixé avec Nature et découvertes et Séphora (et pourquoi pas le Bon marché, aussi !), il est difficile d'offrir quelque chose de décent.
Petit échantillon des possibilités de cadeau "personnel" :

   Exemple numéro 1 : le cadeau kitsch qui tue. Offrir un truc horrible (enfin, pas forcément pour le monde entier, hein, ya de tous les goûts heureusement) du genre "cendrier en coquille d'huître véritable" (made in Hong-Kong étiquetté dessous), ou la véritable théière angliche, abominable, avec un gros noeud dessus et des petits dessins... euh... "rustiques" ! Je n'ai pas grand-chose contre les anglais sinon une violente répulsion vis-à-vis de la jelly et les supporters bourrés (yen a déjà chez nous, qu'ils y restent, en Grande Bidule !).
Bref, à moins d'être face à un(e) authentique kitsch ou personne qui aime l'humour (et les cadeaux inutiles), rayez cette hypothèse de votre liste de cadeaux ! En plus, ça risquerait de diminuer le nombre de vos amis... (et ta cafetière rose avec des papas noël dessus, tu sais ce que tu peux en faire, hein ?)

   Exemple numéro 2 : le cadeau fait-main. J'ai un bon exemple, celui de bougies parfumées. Oui oui, c'est possible d'en faire soi-même, il faut des huiles, des essences parfumées ou de la cire-gel (tapez "fabriquer une bougie" dans Gogolien, vous trouverez de suite, j'ai fait pareil)... Bon. En fait, le problème est de la faire :
1) à une personne qui aime les bougies
2) dans des couleurs qui correspondent à son intérieur
En bref, le cadeau fait-main doit ressembler à son futur propriétaire ! Parceque sinon, ce sera comme moi, vous le trouverez discrètement glissé dans la poubelle et vous aurez l'impression de parodier "le Père Noël est une ordure" (soupir).

   Exemple numéro 3 : le cadeau absent. Oui, ça peut toujours arriver, un oubli de dernière minute et... "Catastrophe !!! J'ai oublié le cadeau pour machine !" Que faire ? que faire ? Eh bien, soit un "bon pour...", soit fuir discrètement au pôle Nord (et demander à Papa Noël de vous donner un petit bonus, c'est pour la bonne cause). Ah, une troisième possibilité, dire la vérité bien sûr (et voir la déception de la personne alors qu'on essaye de se convaincre que c'est pas si grave).

   Bon, je plaisante, il y a aussi, s'il n'est pas trop tard, le recours aux magasins. Car, ne l'oublions pas, si Noël est une fête familiale par tradition, c'est aussi une fête commerciale par pure bonté de nos chers vendeurs. Bien évidemment, on reçoit triple dose de publicité pour des gadgets high-tech dont on n'a pas vraiment besoin (sauf pour apaiser notre côté "geek") ou pour des séjours idylliques dans des oasis de chaleur (aux prix moins paradisiaques pour le porte-monnaie).

   Les courses dans les magasins, les petites boutiques et les grands centres commerciaux bondés de monde, ça commence tôt en décembre et c'est dur de ne pas y aller le week-end (boulot, fatigue, enfants...). Les couples peuvent heureusement se répartir les cadeaux.
Pour les gens qui achètent seuls, une seule solution : la patience. La patience est un produit que tout le monde voudrait avoir dans sa hotte, mais que personne ne peut acheter dans les magasins. Le genre de qualité qu'il nous faut quand on est écrasé à Carrefour, broyé à la Fnac, épuisé par la file d'attente pour payer, pour emballer, pour retirer les commandes...
La patience est aussi mise à rude épreuve par le démon du stress, quand le calendrier de l'Avent (et non "avant") se vide à toute allure ou que cdiscount n'a pas encore expédié les achats.

   En fin de compte, il n'y a pas de recette magique (oui, un papier cadeau, s'il vous plaît). Tout ce qu'il faut, c'est décider des cadeaux au moins deux semaines avant le jour J (non, pas le couleur caca d'oie horrible ! oui, je trouve ça laid). Trouver des cadeaux qui devraient faire plaisir, ça marche toujours quand on connait la personne (NON ! je n'ai pas la carte de fidélité et je m'en f...). Essayer de déstresser, de ne pas se faire piétiner, d'éviter les week-end pour y aller (100 euros ce machin vulgaire ? mais vous vous foutez de moi, là ! même un caniche n'en voudrait pas). Faire au mieux.

Et rebelote l'an prochain. Aaaaaaaaaaaaaaah !!! J'ai oublié le cadeau pour truc !

...carpement vôtre.

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La grève d'une décérébrée

     (je ne donne pas d'opinion, je présente les faits ! Pour ou contre ces grèves, on est tous dans le même sac)

     Bonjour... Ou bonsoir... J'arrive à peine à tenir debout. Certaines circonstances dans la vie nous rappellent souvent que nous sommes des animaux, à la base. Je ne parle pas de regarder Canal + un samedi soir, ni même d'aller se soulager en gros, en sale et en étrons dans les WC.

     Non. l'expérience d'aujourd'hui a presque été traumatisante (aujourd'hui car les jours d'avant, je n'avais pas cours, pour cause de grève, justement !).
     Avez-vous fait ce genre de cauchemar tordu, dans lequel on est compressé à mort au milieu de nourriture. La même scène que dans la guerre des étoiles, mais avec du pain autour du jambon. Appelons ça le syndrome hot-dog. Hot-dog parceque le chien chaud n'en est pas (on n'est pas en Chine). Et hot-dog parceque la pauvre viande est compressée comme des boeufs dans un camion de transport.

     Quel suave parfum ! Que arôme subtil que... la sueur du voisin lambda mélangée à l'eau de toilette capiteuse (et trop généreusement employée). Ajoutons un zeste de cigarette qui vient droit sur vos cheveux propres du matin, l'haleine fraîche à l'aïl du quidam qui a trop bien mangé ce midi, l'odeur âcre du métal et des pneus sales...
     Et voilà ! Bienvenue dans les transports en commun parisiens !

     Une heure de pointe, on prend son mal en patience entre le baladeur monté à fond, les gamins qui se suspendent aux barres (et se font tous petits une fois seuls parmi les autres) et le gros sac de course de Madame Bidule.
     Une semaine de grève, c'est beaucoup moins drôle ! Un jour comme ça, ça vire rapidement au chacun pour soi (et le bulletin prévisions pour tous) !

     J'arrive donc à mon syndrôme hot-dog (je n'ai pas trouvé d'expressio nfrançaise avec autant de double sens, désolée...). J'ai tendance à être claustrophobe, ça pose déjà la situation. Mais comment ne pas l'être ? coincée, écrasée de toutes parts entre des gens qui ne vous veulent pas de mal, mais dont on est intimement convaincue qu'au fond, ils ne vous veulent pas de bien non plus...
Complètement ratatinée, la saucisse du hot-dog se sent de plus en plus mal dans le rôle du César (vous savez, la sculpture faite par compression...) et finit par s'écrouler au milieu de tous les autres, plus grands qu'elle, qui aspirent le peu d'oxygène qui reste.

     En fin de compte, saucisse de hot-dog ou boeufs agglutinés dans un camion, il n'y a pas tant de différence avec nous... c'est toujours de la chair animale compressée. Ainsi vont les voyageurs pressés un jour de grève...

     Une autre fois, je parlerai peut-être de la sensation d'être emportée par un fleuve de monde dans le métro, façon "carpe retrouvant sa nature profonde de nageuse de fond, barbotante et bouche ouverte sur un cri qui ne vient pas". ( et quand on perd une botte dans l'aventure, c'est beaucoup moins drôle !...).

     Carpement vôtre !

    

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La malbouffe d'une décérébrée

   La dernière fois, j'ai parlé de mes yeux glauques (modèle gris-vert carpe millésime 1989). Bon. Peut-être vais-je recevoir des lettres d'insultes de la ligue pour la défense des carpes. Mais ce n'est pas grave, il n'y a que moi qui vive cette situation.

   Un autre sujet, maintenant. Le miam, le scrounch, le "bâffre, bâffre, bâffre !", ou encore le "ahh plus faim !". En clair : la bouffe, le manger comme on dit maintenant. La nourriture, saine, encellophanée, qui arrive miraculeusement dans nos assiettes après avoir été vidée de toute vie au micro-ondes, mise sous vide, fabriquée dans des conditions douteuses voire vaporeuses (de produits toxiques anti-coccinelles et escargots).

   Bah oui, tout le monde n'a pas un porte-monnaie bio. Pour manger, faut des sous. Seulement, voilà que même ceux qui peuvent manger en sélectionnant les produits frais (pas forcément du bio, quand même faut pas exagérer... après tout, le bio, c'est aussi de la sélection génétique puisqu'on prend que les meilleurs !) ne le font pas ! Pourquoi ? Différentes raisons...

   A onze ans, j'ai découvert la révolution des boissons gazeuses. Quelle invention géniale !
- le goût est inimitable (artificiel et séduisant, souvent)
- les bulles donnent des rôts incroyables ! de quoi faire un concours (oui, même les filles, allez, avouez !)
Par contre on oublie souvent les inconvénients :
- mal de ventre parfois (qui se transforme vite en envie d'aller s'épancher aux ch... heu aux cabinets)
- nourriture complètement dissoute par le liquide (qui peut aussi attaquer notre estomac ! eh voui !)
- enfin ça fait grossir

   Alors bon, pourquoi en boire ? Ca peut aider à digérer et certaines générations sont élevées directement avec ça au biberon. Personnellement, j'y cède parfois, mais ce n'est pas mon chant des sirènes.

   Non, le pire du pire, le meilleur du meilleur, la tentation absolue, c'est la malbouffe !!
Du chocolat ? Même à 90 centimes il fait envie.
Des chips ? Allez, juste une !
Un fast-food ? Bah c'est tentant...

   Bon, je sais, je prends un gros risque, mais je dois le dire, tant pis si mes yeux glauques ne sont pas convainquants et tant pis si je suis justement en train d'en manger :
la malbouffe est à l'Homme ce que la croquette est au chien !

- ça sent bon (apétant)
- ça a l'air bizarre
- ça a bon goût (pour les croquettes, un chien ou un chat vérifiera, hein...)

Ceci n'est pas une croisade, c'est un constat ! Nous sommes complètement soumis à nos papilles et à tous les petits E chimiques qui les rendent dingues ! le plus fou, c'est que même si on le sait, on en mange quand même.

Bon allez, moi, je vais au McD. j'ai envie d'un ptit "joyeux menu". Carpement vôtre !

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Je suis une décérébrée

 Bonjour à tous (et toutes) !

Alors, bon. Décérébrée ! Etalons ma stupéfiante bêtise aux yeux du reste du monde. Décérébrée, ça veut dire "qui n'a pas de cerveau" (après une étude approfondie du dictionnaire).

   Première question : pourquoi dis-je que j'en suis une, de décérébrée ? Eh biennnn, j'ai beau me regarder dans la glace, je ne vois pas la moindre lueur d'intelligence dans ces vagues yeux glauques (censés être gris-vert). j'ai une jolie couleur d'yeux, mais personne ne la remarque. J'ai enfin compris pourquoi. Vous regardez souvent les yeux des carpes, hmm ? Eh bien je suis une carpe (modèle humain).

On a dû faire un bébé-éprouvette il y a dix-huit ans, avec tests OGM et tout le bataclan, et c'est tombé sur moi. Evidemment, un bonheur n'arrivant jamais seul, ils ont dû faire une fausse manip'. Peut-être que l'un des types (ou nanas, ne soyons pas mysogyne, surtout venant d'une fille, ce serait encore plus idiot) avait une carpe domestique, le modèle poisson rouge raté, que sais-je ?... Immortaliser l'âme d'un poisson mourant dans un futur corps humain...

Mais qu'est-ce que je raconte ? Pourquoi pas un sandwich au thon qui serait tombé dans la mélasse génétique ?! Pas très concluant. Je ne suis pas mythomane non plus. Décidément, rien qui soit intéressant.

Rejeter la faute sur mes parents ? Mon dieu ! ils ont déjà l'air désolé comme ça. Après tout, je ne peux rien faire. Je vis, autant en profiter, remuer mes petites nageoires dans la masse des espadons et observer avec mes yeux vides les beaux dauphins du coin.

On devrait me mettre dans un zoo. L'autre jour, une gamine mangeait un pain au chocolat pendant que son papa achetait le journal. Moi, je passais. Je ne faisais rien, hein, je passais juste. La gamine m'a regardée, a commencé à me faire des signes, me tirer la langue, me tendre son pain au chocolat et le retirer comme si elle voulait me faire une blague.

(Soupir) A peine six ans, et elle comprend qu'elle a une bestiole de zoo en face d'elle. Ca, au moins, c'est humain, pas carpien. Les carpes, comme moi, regardent le vaste monde de leur aquarium et n'affolent leurs nageoires que si on s'en approche ou si on leur donne à manger.

Tiens ! Ma mère qui appelle. Le dîner ! Enfin un truc intéressant dans lequel je me reconnais : manger !!!

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