La cité des dauphins, histoires policières de science-fiction et chroniques légères

Les oiseaux (vs la décérébrée)

Vvvvvvvvvvlaf ! Spatch !

Encore une belle journée qui s'annonce ! Le ciel est bleu, les arbres verts aux ramures chargées de plumes et, comme chaque matin depuis trois semaines, je viens d'échapper à... un attentat.

Comprenez-moi bien ! Il s'agit d'une de ces centaines attaques quotidiennes perpétrées par les plus grands criminels urbains connus à ce jour, mais qui demeurent encore impunis : les pigeons !

Sans vouloir verser dans le Hitchcockien, et même sans avoir regardé le film dans son intégralité, il y a de grandes peurs liées à certains oiseaux ; généralemetn des oiseaux de proie, au nez recourbé et crochu, que l'on s'imagine se délectant de votre chair palpitante.

La réalité est bien plus sournoise que la fiction et porte le nom méconnu de colombophobie. Là, je vous vois rire ! "Ha ! Ha ! Quel nom crétin ! Ca fait penser à l'inspecteur !"
Eh ! oui, en plus d'être peu reconnue, cette affection est aussi peu avouée en raison de ce nom (il faut bien le dire) complètement ridicule. Sans doute faudra-t-il attendre que le fin limier d'une célèbre ville d'outre-Atlantique tombe dans l'oubli pour que s'élèvent les voix des victimes...

Le fait est que le pigeon commun des villes, très répandu, impossible à chasser des grandes cités où nous vivons (tant il est obstiné !) se fait nourrir à l'oeil, est immangeable (un colombophobe a essayé, mal lui en a pris : hôpital et amende ! véridique !) et commet tous les jours des attentats sur cheveux, voitures, monuments historiques, trottoirs venant d'être lavés, ou encore sur le joli bac-à-fleurs devant votre fenêtre que vous adorez et qui est tout propre.

Ne vous y trompez pas ! Hitchcock a pris des corbeaux, c'était par peur du public : les véritables ennemis volants ne sont pas ces beaux oiseaux noirs qui ne mangent que des choses mortes (donc, pas vous) ou à la rigueur des insectes et des plantes.

Le véritable danger, c'est le pigeon ! Combien de fois n'avez-vous pas été frôlé par une de ces bestioles à l'oeil aussi vivant qu'une brique ? sursauté en manquant de marcher sur un de ces volatiles ? Combien de fois avez-vous échappé de justesse aux chutes du Guano ? ou cru qu'un d'entre eux allait vous percuter en volant ?

Cette espèce d'idiots volants sait très bien qu'elle règne en maître et répand la terreur sur nos villes... 
Et, comme dans toute cette histoire, les mairies sont impuissantes à chasser ces parasites aggressifs et les médecins impuissants à calmer vos craintes, le vrai pigeon, c'est nous !

 

Carpement vôtre !

La décérébrée, qui vient encore de slalommer sous les bataillons de guano. Et en est ressortie intacte (ouf).

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