La cité des dauphins, histoires policières de science-fiction et chroniques légères

Renaissance

   Noir. Tout est noir. Du noir si sombre du vide. Il a posé un voile devant ses yeux, grisant le monde, buvant ses couleurs. Le soleil brille, ne le vois-tu pas ? Les ténèbres que tu t'imposes masquent à peine ce qui t'est cher. Tu trébuches sur des mirages en négatif. Qu'es-tu devenue ? Les sombres nuées ont gagné ton coeur, l'ont empoisonné à l'étouffer... 
   Mais tu es toujours vivante.

   Le soleil meurt chaque jour, dans son linceul doré. Ne laisse pas les ombres du crépuscule te le faire oublier. Phénix de l'aube, lumière renaissant chaque fois, même la nuit noire ne l'étouffe pas. 
   Lève la tête.

   Derrière les nuages brillent les étoiles, scintillent les astres de la nuit. Efface tes craintes et écoute le vent. La lune ascendante, pâle reflet d'argent, est soeur de l'or du ciel. Du haut du firmament, le monde endormi s'éveille. La terre frémit sous les lueurs orientales.
   Chasse les brumes amères de tes pensées. Un rayon iridescent rend ses couleurs à ton visage. Laisse-le gagner ton âme.

   En ton coeur sommeille un rameau d'or et d'argent. 
   Ta renaissance.

 

Un petit essai venu comme ça, tout seul... Pour tous ceux et celles qui ont déjà été tristes sans pouvoir le pleurer. Ne jamais oublier : tout peut toujours changer.

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