La Fille du feu
L'autre jour j'étais inspirée (toujours en temps de révisions, bien sûr, sinon ce n'est pas amusant). Heureusement, comme je devais réviser, j'ai tenu bon et je n'ai pas consacré beaucoup de temps à cet essai. J'avais envie de voir le point de vue des quatres éléments naturels, l'eau, l'air, la terre, et le feu, après avoir écrit un essai il y a une semaine sur une naïade (peut-être bientôt en ligne ici).
Je commence donc avec le feu.
Elle est née d’une météorite, ses yeux ont la chaleur des étoiles, sa peau la couleur du bronze au soleil. Soeur de Prométhée, elle commande aux flammes brûlantes des Enfers. Boule de feu, son royaume de plomb fondu dort sous l’herbe verte et n’attend qu’un séisme pour se réveiller. D’un claquement de doigts, elle déchaîne les torrents de lave, ouvre les montagnes en deux.
Muse rougeoyante, c’est aussi l’étincelle que les premiers hommes contemplent avec l’effroi de la perdre, la lueur sombre qui cache le pouvoir d’un titan. Elle est l’esprit qui naît des pierres magiques, la flammèche qui brûle le bois et vous réchauffe...
Adorée par les vestales, elle est la force naturelle qui détruit et ne laisse que cendres ou vous protège des loups. La torche dévorant les forêts ou éclairant la nuit glacée.
En ce point rouge de l’âtre réside la vie et la mort.
Par Lefélinbleu, Vendredi 6 Avril 2007 à 16:34 GMT+2 dans Essais (article, RSS)






