La cité des dauphins, histoires policières de science-fiction et chroniques légères

Les soeurs numérotées (suite)

Suite de l'essai sur les trois triplées, futures Veilleurs numériques (ça concerne la protection du temps passé)... Pruna, Douna et Terça. A noter que Terça a treize ans lorsqu'elle note ceci dans son journal.

Mais derrière ces noms, derrière ces numéros, il y a toute une histoire. Trois histoires qui n’en font qu’une par endroits car nous sommes reliées à jamais. Et trois nœuds de soucis qui se font et se défont sans fin.

 

Pruna la belle est admirée, appréciée mais parle peu. La plus solitaire. Son caractère " d’aînée naturelle " lui pèse souvent mais elle n’arrive pas à s’exprimer comme Douna. Au-delà de son apparente sagesse, Pruna aimerait bien changer, déposer son fardeau et s’accorder quelques libertés. Et le fait de prendre les choses en main, si habituel chez elle, presque naturel, l’a doucement contrainte à se plier.

 

Douna se désole de " n’avoir rien de particulier ". Sa douceur l’a parfois faite passer pour une rêveuse insouciante et stupide. Fondamentalement gentille, elle peut imaginer qu’on ne le soit pas mais veut toujours concilier les choses. Sa bonne humeur contagieuse et son optimisme débordant la rendent souvent envahissante mais elle ne nous fâche jamais.

Par contre, beaucoup de gens ne l’aiment pas pour ça. On dit qu’elle a un caractère insignifiant. Je ne suis pas d’accord. De plus, c’est la plus cultivée de nous trois. Sa mémoire est immense, sa capacité à analyser la logique des évènements inégalable. Douna ferait une parfaite historienne.

 

A l’origine, je devais être la plus calme des trois. Mais il y a toujours des fêlures dans le moule. Loin d’être patiente comme Douna, moins forte que Pruna, trop ceci, pas assez cela… On m’a faite comme ça, peut-être comme une farce ?… Loin d’être la plus intelligente ou la plus calme, je suis sans aucun doute la plus colérique… Pas toujours réfléchie mais assez vive dirait notre Entité lumineuse ? [ah, voilà une idée jetée sur le papier qui a totalement disparu de l'histoire des Veilleurs de l'Aether, c'est amusant...]

En tout cas c’est ce que Merval m’a dit. Merval n’est pas un numéro mais il connaît notre secret. [ce point-ci est en totale contradiction avec l'histoire, même si Merval est un personnage vital]

 

A propos de date, il y a quelque chose que je n’ai pas encore avoué. Notre mère nous a fait naître pendant la nuit. Une nuit d’encre paraît-il, avec juste assez d’étoiles pour la grande ourse. Les autres ne s’étaient pas réveillées encore… je suis née trop tard. Ou trop tôt, comme on voudra. Parce que mes sœurs ont cru bon de venir avant minuit, ou moi de naître après (la mauvaise foi tranchera), je suis donc née le 22 décembre et elles le 21. Le premier jour d’hiver contre le dernier de l’automne. Peut-être que c’est ça qui m’a blanchi les cheveux ! Pruna ressemble assez à l’été et Douna à l’automne. Mais qu’est-ce que je raconte ? Ridicule ! …je ferais bien d’arrêter là ! 

 

La fin de l'essai bientôt.

Vos commentaires

Aucun commentaire pour le moment.

Autres publications sur le sujet

Aucune référence pour le moment.

Vous pouvez faire référence à votre publication en utilisant ce rétrolien

Commenter cet article

*


Pour être sûr... combien font 1 + 5 ? *

Se souvenir de moi


Les champs marqués d'un * sont obligatoires
Votre commentaire sera affiché en texte brut à l'exception des liens