La cité des dauphins, histoires policières de science-fiction et chroniques légères

Les soeurs numérotées

Un autre texte non-utilisé pour mes nouvelles, écrit il y a huit mois. Il fait partie des "essais", ces textes que je fais pour trouver des idées ou développer un aspect des personnages...

Ce texte concerne Terça, l'héroïne de l'histoire que j'ai enfin achevée. Même retravaillé, il ne pourrait pas en faire partie car il y a des choses incompatibles. Mais il m'a aidé à écrire cette nouvelle et j'y vois déjà des marques qu'on retrouve dans les Veilleurs de l'Aether...

Je mettrai la suite plus tard, c'est un essai assez long.

 

Je suis née il y a plus de treize ans. C’est ce qu’on m’a dit, je n’ai jamais vérifié. Après tout, ça pourrait être un mensonge. Je vis avec mes parents et mes sœurs jumelles. Nous sommes trois au total et je suis la dernière. On nous a nommées par un numéro.

Au fil du temps, nous sommes devenues Pruna, Douna et Terça. Ceci est notre histoire, ou plutôt mon histoire. Car je suis la dernière d’entre nous.

 

Des triplées. C’est extrêmement rare. A notre époque, on a les enfants qu’on veux. Mais, comme toutes les époques passées, on n’a pas les parents qu’on désire. Ce sont eux qui nous veulent, nous donnent la vie, nous modèlent presque… Nos parents étaient déjà… particuliers, avant notre naissance. Ils étaient peut-être d’une autre génération de numéros… je n’ai jamais su, je n’ai pas osé vérifier. Je pense que je ne vérifierai jamais. L’Histoire doit garder des secrets. Même pour nous, les Veilleurs…

Chaque époque a ses veilleurs, mais notre rôle est plus particulier. Le passé trop passé n’intéresse que les historiens et les curieux. On peut remarquer la subtile origine gréco-latine de nos noms, inspirée par la culture de mes parents. Je ne leur en veux pas. Terça n’est pas un nom courant, ni très beau. En général, ceux qui m’aiment bien essayent de le rallonger. Ça donne des noms comme Terçite, Terçane… pas très concluant, non ? Alors on revient à Terça et tout est dit. Il n’est pas très beau, mais il fait partie de moi.

 

Nous sommes nées en même temps mais nos parents ont apporté quelques nuances de couleurs, plus simple pour nous différencier.

Pruna est loin d’être prune, ses immenses cheveux sont brun dorés, ses yeux de miel clair. Je l’admire beaucoup. C’est l’aînée et la plus réfléchie. Notre stratège. Toujours le regard plongé dans d’éternelles comparaisons, des idées, des possibilités… Grande et mince, droite comme un cèdre. Sa pensée est insaisissable pour d’autres que nous. Elle aime bien se moquer de ceux qui ne voient que son sourire. Espiègle comme sa mère… Sûre d’elle, pas très méprisante. Beaucoup de fierté et d’honnêteté. Elle sait simplement qu’elle a beaucoup de dons.

Douna est douce comme son nom. La tempérante, calme, toujours à trouver le mieux. Jamais violente. Un azur pur. Les cheveux courts, d’un brun roux, des yeux noirs et expressifs brillant dans son visage rond. Toute menue mais pas grosse. Toujours aimée Douna ? Pas du tout… plutôt ignorée des autres… Si l’on savait ce qu’elle cache dans sa tête… c’est une future artiste. Tous les travaux manuels, elle les accomplit avec une perfection, une finition merveilleuse.

Moi, je suis donc Terça. De taille normale, j’ai des yeux noirs mais des cheveux blancs. Anomalie. On n’a jamais su pourquoi. Tout avait été contrôlé pourtant et mes cheveux sont aussi épais et solides que voulus, mais ils n’ont pas la couleur prévue. Au lieu de châtain, c’est de la neige. Comprenne qui peut !…

Vos commentaires

1 Le Dimanche 18 Mars 2007 à 20:39 GMT+2, par elikia

Pour nous lecteurs, ça nous apporte quelques précisions mais ne nous rassasie pas... la suite donc :)

Autres publications sur le sujet

Aucune référence pour le moment.

Vous pouvez faire référence à votre publication en utilisant ce rétrolien

Commenter cet article

*


Pour être sûr... combien font 3 + 4 ? *

Se souvenir de moi


Les champs marqués d'un * sont obligatoires
Votre commentaire sera affiché en texte brut à l'exception des liens