La cité des dauphins, histoires policières de science-fiction et chroniques légères

Nelloré, ex-policier, ex-tueur, déjà mort...

Maintenant que le trio a arrêté le tueur, celui-ci se révèle être Nelloré, ancien policier accusé de paranoïa et qui a quitté son poste. En réalité, il s'était engagé dans une croisade contre les responsables de sa "mort lente" : les quinze d'Aranéa... dont il a déjà tué huit membres. Et maintenant, Nelloré veut aider les Enquêteurs à poursuivre leur enquête.

Quelques heures plus tard, le trio et Nelloré se trouvaient dans une cellule renforcée d’interrogatoire. Murs recouverts d’une mousse très dense, chaises légères en plastiques… ils ne prenaient aucun risque. Le criminel faisait le tour de son domaine, se massant l’épaule droite.

" Vous n’avez plus rien à craindre de moi, maintenant que vous me connaissez.

-Voire… Votre histoire est très touchante, mais un peu tirée par les cheveux, dit Médraline. Cette prise de sang nous aidera à y voir plus clair.

-Il s’agit pourtant de la vérité : cette organisation secrète a tenté de me supprimer rapidement, en utilisant une maladie de sa fabrication. Ça devait me tuer avec les symptômes de détérioration " naturelle " des cellules. En quelque sorte, un vieillissement prématuré sans remplacement cellulaire. Aranéa a créée ce virus meurtrier dans le seul but de s’enrichir. D’après ce que j’en sais, ils voudraient en faire une épidémie. Je servais de " cobaye " en même temps, mais ce n’était pas au point : la dose, foudroyante sur les animaux des tests, a agi beaucoup plus lentement sur moi. Et ce n’est pas encore contagieux.

- Aranéa ? demanda Ralian. C’est le nom de cette organisation : Araignée ?

- Oui. Mais maintenant, celui qui a créé ce virus est mort. Je ne sais si l’un des membres pourrait prendre la relève : l’un d’entre eux travaille au même laboratoire et aurait dû être ma prochaine victime, la 10ème. Quant à l’antidote, je recherche sa trace dans les fichiers de mes victimes, en vain…

- Voilà donc pourquoi les mouches n’attaquaient pas tout de suite… murmura Médraline. Je commence à comprendre…

- Tant mieux, dit Nelloré, car je ne peux plus rien maintenant. Mais ne vous inquiétez pas : je veux ma vengeance et je vous livrerai toutes mes informations.

- Le résultat de l’analyse de sang nous indiquera la vérité : nous devons tirer tout cela au clair… dit Ralian. Au moins, l’existence de cette organisation est vérifiée.

- Ce numéro 15 ? qui est-ce ? "

Nelloré se tourna vers Médraline, l’air sombre.

" J’ignore son nom. Pour le savoir, il faudrait arrêter les autres criminels… ou s’infiltrer dans les bas-fonds. "

Les Enquêteurs se regardèrent, inquiets malgré eux.

" Les bas-fonds ? Vous en êtes sûr ?

- Hélas, oui : c’est là-bas que je les ai trouvés. Lorsqu’ils s’envoyaient des messages, ils utilisaient leurs noms la plupart du temps, mais pas le numéro 15. Peut-être le trouverez-vous là-bas…

- Voilà qui compromet sérieusement nos recherches, dit Fïndril, certaines zones sont bouclées car …un fléau inconnu y est apparu. "

Réalisant soudain ce que cela signifiait, l’Enquêteur détacha ses mots. Nelloré s’assit et ils en firent autant.

" Voilà donc où ils veulent en venir… dit Ralian d’une voix assourdie. Médraline ? toi qui t’intéresse à ce genre de choses… ?

- Ils font sûrement des tests, dit-elle en se tenant les bras comme pour se protéger. Quelle horreur… des expériences… sur des hommes !

- Ils ne s’arrêteront pas là, dit Nelloré. Bientôt le VVP –virus de " vieillissement prématuré "– sera au point. Il faut les arrêter, surtout le chef : tous les membres sont dangereux mais seul le numéro 15 dirige réellement les " opérations ".

- C’est de la folie ! s’écria Médraline. Contagieux, cette maladie peut se propager très rapidement à tout le monde ! Européa entière serait contaminée et condamnée …voire le monde.

- Sauf s’ils vendent leur vaccin, dit Ralian.

- S’il existe !…

- Ils le produiront, au moins pour eux. À mon avis, il est même déjà créé, pour leur sécurité.

- Mais ils pourront le vendre à qui ils veulent, très cher, et ceux qui ne pourront pas l’acheter… "

Les trois Enquêteurs regardèrent Nelloré, attendant des éclaircissements.

" Cet antidote existe. Je regrette de ne pas l’avoir su plus tôt, murmura t-il amèrement. Ça aurait changé bien des choses… mais c’est ce Kandar qui me l’a appris, et je devais y réfléchir : je suis perdu, il aurait fallu que je l’obtienne dans les trois premiers jours. J’hésitais à venir me livrer et j’ai essayé de me venger une dernière fois. Mais je ne savais pas que vous connaissiez ma 9ème victime, ni que le dôme marcherait. "

Fïndril, qui était resté silencieux un bon moment, rompit son silence :

" Bon ! On n’a pas le choix : on fonce chez " l’Aranéen " le plus proche ! (il se tourna vers Nelloré :) le plus tôt sera le mieux. Ils ne doivent pas apprendre votre arrestation. Il va falloir nous donner un coup de main. "

L’autre acquiesça :

" Oui, j’ai la liste des membres sur moi, dans une puce mémoire.

- Formidable ! s’écria Fïndril, c’est mon rayon. Vite, donnez-la moi ! "

Nelloré sortit la puce d’une poche et lui tendit. À présent, il avait terminé : cette histoire n’était plus pour lui et il devait passer le relais.

 

A suivre...

Vos commentaires

Aucun commentaire pour le moment.

Autres publications sur le sujet

Aucune référence pour le moment.

Vous pouvez faire référence à votre publication en utilisant ce rétrolien

Commenter cet article

*


Pour être sûr... combien font 4 + 5 ? *

Se souvenir de moi


Les champs marqués d'un * sont obligatoires
Votre commentaire sera affiché en texte brut à l'exception des liens