Comment faire chanter un PDG
Pendant que Ralian et Fïndril s'occupaient du coprs de la huitième victime, Médraline s'est retrouvée face au tueur. Sans le savoir. Il en a profité pour l'aveugler et s'enfuir. Suite de la nouvelle 3 Un mort se venge...
« Ah ! bon sang, c’est pas vrai ! j’aurais dû m’en douter : un liquide incommodant ! ouille ! mes yeux ! »
Médraline appela ses amis à l’aide. Mais lorsqu’ils arrivèrent en bas, l’homme était déjà loin…
« Aïe, mes yeux… Il avait tout prévu, et je n’ai rien pu faire ! je devrais me donner des baffes !
- À quoi tu pensais, Médra ? Tu sais pourtant bien qu’il pouvait s’agir de lui…
- N’en rajoute pas, tu veux… Fïndril, passe-moi un mouchoir, s’il te plaît !
- Tiens, c’est étrange… dit Ralian.
- Qu’est-ce qui est étrange ? demanda sa collègue en ouvrant péniblement les yeux.
- Il a laissé la bombe par terre. Notice : effet paralysant de courte durée, nnn, non nocif pour les yeux, nnn, à base de citron, nnn, produit chimique, nnn… ne pas avaler… Il a entouré des lettres avant de s’en servir : c’est un message.
- Et qu’est-ce qu’il nous a écrit ce tueur attentionné ?
- Lis-le par toi-même, Fïndril…
- Oh, oh ! « désolé ! à la prochaine ! » mais c’est un rendez-vous ma parole !
- N’exagère pas, tu veux ! c’est très bizarre : un tueur qui fait de l’humour, d’accord… mais un qui s’excuse ! ! s’exclama Ralian.
- Bon, je ne voudrais pas être rabat-joie, mais j’en connais un qui doit faire le régal des mouches à l’heure qu’il est…
- Je ne l’oublie pas. Il faut appeler une ambulance. Médraline, ça va tes yeux ?
- C’est bon, je vois net maintenant. On va pouvoir passer à l’action. Mais au fait, le papier ?
- Huitième trait, en diagonale, résuma Fïndril, comme on pensait : la barre de soutènement.
- Un – zéro pour lui » dit-elle sombrement.
Elle serra les poings, consciente de son échec. Dehors retentissaient, trop tard, les sirènes de la police.
[hors extrait] Après cet échec, le trio revient à l'AEP. Ambre annonce qu'elle a découvert un micro à la cafétéria, ce qui est très grave... Car ce genre de lieu de repos n'est pas censé être surveillé à l'AEP. Y aurait-il une taupe ? Ou, tout au moins, quelqu'un qu'on paie ?... Mais à ce moment, Fïndril annonce à Ralian et Médraline que Tènfor, le PDG qu'ils ont déjà vu, veut les voir à nouveau. Va t-il parler ? Donner une information intéressante ?... Chapitre VI - Des cadavres hors de leurs placards
Tènfor se tamponna le front.
« Bien… Je suppose qu’il vaut mieux en parler dès maintenant. Monsieur et madame Malaine avaient passé un arrangement avec moi, c’est-à-dire… ils me faisaient chanter. »
Bingo ! pensa Médraline. On devient raisonnable.
Devant le silence des Enquêteurs, le PDG poursuivit :
« Je pense que vous l’aviez deviné, c’est pourquoi j’ai jugé préférable de ne pas vous le cacher. Cette histoire remonte au tout début de ma carrière. Je n’avais pas assez de moyens pour promouvoir mon entreprise, malgré les prêts… il faut dire qu’un grand concurrent nous menaçait chaque jour de faire faillite. Nos clients étaient peu nombreux… Pour tout vous dire, j’avais une relation à la banque. Grâce à cela, j’ai obtenu des fonds bien plus importants.
- Comment votre …relation s’y est-elle prise ?
- Je n’ai jamais cherché à le savoir. Ce qui est certain, c’est qu’il a fallu du temps pour obtenir ces moyens. C’est alors que monsieur et madame Malaine m’ont contacté. Ils travaillaient depuis peu dans mon entreprise et m’ont tout de suite fait comprendre ce qu’ils voulaient : l’argent et l’ascension hiérarchique. Visiblement, ils n’étaient pas seuls dans cette manigance.
- Comment cela ? demanda Ralian. Qu’est-ce qui vous l’a fait penser ?
- J’ai eu, pendant un certain temps, la sensation d’une présence qui épiait mes faits et gestes. Et quelques mois plus tard, j’avais deux maîtres chanteurs. J’ai fait le rapprochement.
- Je vois… murmura Fïndril. Dites-moi, vous n’ignorez pas que, désormais l’AEP veillera sur vous de près, et que ces révélations peuvent compromettre votre carrière.
- Je ne l’ignore pas, en effet. Mais honnêtement, je ne me sens plus coupable. »
Il se leva et marcha de long en large, tout en tortillant nerveusement sa barbe.
« Voyez-vous, tant que j’avais ces deux « anges gardiens » près de moi, je ne pouvais rien faire. Depuis qu’ils sont morts, j’ai commencé à rembourser peu à peu l’argent que j’avais emprunté à la banque.
- Nous ignorons si votre banquier le prendra aussi bien que nous, conclut Médraline. Ce qui est sûr, c’est que vos paroles seront transcrites et que vous aurez une enquête ouverte à votre nom.
- Au cas où ce ne serait que l’infime partie de l’iceberg… insinua Fïndril.
- Merci pour votre coopération. » dit Ralian.
Satisfaits, ils le saluèrent et rebroussèrent chemin. La barbe de l’illustre Tènfor n’avait jamais été autant tortillée.
Bientôt la suite !
Médraline appela ses amis à l’aide. Mais lorsqu’ils arrivèrent en bas, l’homme était déjà loin…
« Aïe, mes yeux… Il avait tout prévu, et je n’ai rien pu faire ! je devrais me donner des baffes !
- À quoi tu pensais, Médra ? Tu sais pourtant bien qu’il pouvait s’agir de lui…
- N’en rajoute pas, tu veux… Fïndril, passe-moi un mouchoir, s’il te plaît !
- Tiens, c’est étrange… dit Ralian.
- Qu’est-ce qui est étrange ? demanda sa collègue en ouvrant péniblement les yeux.
- Il a laissé la bombe par terre. Notice : effet paralysant de courte durée, nnn, non nocif pour les yeux, nnn, à base de citron, nnn, produit chimique, nnn… ne pas avaler… Il a entouré des lettres avant de s’en servir : c’est un message.
- Et qu’est-ce qu’il nous a écrit ce tueur attentionné ?
- Lis-le par toi-même, Fïndril…
- Oh, oh ! « désolé ! à la prochaine ! » mais c’est un rendez-vous ma parole !
- N’exagère pas, tu veux ! c’est très bizarre : un tueur qui fait de l’humour, d’accord… mais un qui s’excuse ! ! s’exclama Ralian.
- Bon, je ne voudrais pas être rabat-joie, mais j’en connais un qui doit faire le régal des mouches à l’heure qu’il est…
- Je ne l’oublie pas. Il faut appeler une ambulance. Médraline, ça va tes yeux ?
- C’est bon, je vois net maintenant. On va pouvoir passer à l’action. Mais au fait, le papier ?
- Huitième trait, en diagonale, résuma Fïndril, comme on pensait : la barre de soutènement.
- Un – zéro pour lui » dit-elle sombrement.
Elle serra les poings, consciente de son échec. Dehors retentissaient, trop tard, les sirènes de la police.
[hors extrait] Après cet échec, le trio revient à l'AEP. Ambre annonce qu'elle a découvert un micro à la cafétéria, ce qui est très grave... Car ce genre de lieu de repos n'est pas censé être surveillé à l'AEP. Y aurait-il une taupe ? Ou, tout au moins, quelqu'un qu'on paie ?... Mais à ce moment, Fïndril annonce à Ralian et Médraline que Tènfor, le PDG qu'ils ont déjà vu, veut les voir à nouveau. Va t-il parler ? Donner une information intéressante ?... Chapitre VI - Des cadavres hors de leurs placards
Tènfor se tamponna le front.
« Bien… Je suppose qu’il vaut mieux en parler dès maintenant. Monsieur et madame Malaine avaient passé un arrangement avec moi, c’est-à-dire… ils me faisaient chanter. »
Bingo ! pensa Médraline. On devient raisonnable.
Devant le silence des Enquêteurs, le PDG poursuivit :
« Je pense que vous l’aviez deviné, c’est pourquoi j’ai jugé préférable de ne pas vous le cacher. Cette histoire remonte au tout début de ma carrière. Je n’avais pas assez de moyens pour promouvoir mon entreprise, malgré les prêts… il faut dire qu’un grand concurrent nous menaçait chaque jour de faire faillite. Nos clients étaient peu nombreux… Pour tout vous dire, j’avais une relation à la banque. Grâce à cela, j’ai obtenu des fonds bien plus importants.
- Comment votre …relation s’y est-elle prise ?
- Je n’ai jamais cherché à le savoir. Ce qui est certain, c’est qu’il a fallu du temps pour obtenir ces moyens. C’est alors que monsieur et madame Malaine m’ont contacté. Ils travaillaient depuis peu dans mon entreprise et m’ont tout de suite fait comprendre ce qu’ils voulaient : l’argent et l’ascension hiérarchique. Visiblement, ils n’étaient pas seuls dans cette manigance.
- Comment cela ? demanda Ralian. Qu’est-ce qui vous l’a fait penser ?
- J’ai eu, pendant un certain temps, la sensation d’une présence qui épiait mes faits et gestes. Et quelques mois plus tard, j’avais deux maîtres chanteurs. J’ai fait le rapprochement.
- Je vois… murmura Fïndril. Dites-moi, vous n’ignorez pas que, désormais l’AEP veillera sur vous de près, et que ces révélations peuvent compromettre votre carrière.
- Je ne l’ignore pas, en effet. Mais honnêtement, je ne me sens plus coupable. »
Il se leva et marcha de long en large, tout en tortillant nerveusement sa barbe.
« Voyez-vous, tant que j’avais ces deux « anges gardiens » près de moi, je ne pouvais rien faire. Depuis qu’ils sont morts, j’ai commencé à rembourser peu à peu l’argent que j’avais emprunté à la banque.
- Nous ignorons si votre banquier le prendra aussi bien que nous, conclut Médraline. Ce qui est sûr, c’est que vos paroles seront transcrites et que vous aurez une enquête ouverte à votre nom.
- Au cas où ce ne serait que l’infime partie de l’iceberg… insinua Fïndril.
- Merci pour votre coopération. » dit Ralian.
Satisfaits, ils le saluèrent et rebroussèrent chemin. La barbe de l’illustre Tènfor n’avait jamais été autant tortillée.
Bientôt la suite !
Par Lefélinbleu, Samedi 16 Decembre 2006 à 18:26 GMT+2 dans Nouvelle 3 - Un mort se venge (article, RSS)






