Béryl - Nouvelle victime
Lundi. Le "tueur au sourire" frappe trois fois par semaine depuis deux semaines. Qui va t-il encore tuer ? Et pourquoi ?... Y a t-il un mystère derrière ces meurtres en série ? On va commencer à le découvrir...
Béryl Taline, frêle jeune fille de 17 ans, vivait avec son père dans un petit appartement agréable. La veille encore, elle menait une existence paisible… jusqu’à ce que le tueur au sourire sonne à leur porte ! Dès lors, son père se montra nerveux, alarmé semblait-il, par quelque chose qu’il ne voulait pas croire. Plusieurs fois ce soir-là, couchée dans son lit, Béryl l’entendit parler tout seul, tant il se tracassait :
« Ce n’est pas possible, je… il aurait dû… mais comment, comment aurait-il survécu ? Je ne comprends pas ! il faut que… oui, c’est la seule chose à faire : lui en parler, lui dire, et je serai tranquille… »
Mais hélas pour Béryl, dix heures après sa première visite, l’homme revint. Il réduisit la serrure en métal déchiqueté avec son laser surpuissant et pénétra dans l’appartement.
Béryl Taline, frêle jeune fille de 17 ans, vivait avec son père dans un petit appartement agréable. La veille encore, elle menait une existence paisible… jusqu’à ce que le tueur au sourire sonne à leur porte ! Dès lors, son père se montra nerveux, alarmé semblait-il, par quelque chose qu’il ne voulait pas croire. Plusieurs fois ce soir-là, couchée dans son lit, Béryl l’entendit parler tout seul, tant il se tracassait :
« Ce n’est pas possible, je… il aurait dû… mais comment, comment aurait-il survécu ? Je ne comprends pas ! il faut que… oui, c’est la seule chose à faire : lui en parler, lui dire, et je serai tranquille… »
Mais hélas pour Béryl, dix heures après sa première visite, l’homme revint. Il réduisit la serrure en métal déchiqueté avec son laser surpuissant et pénétra dans l’appartement.
Béryl, qui lisait en musique, tranquillement allongée sur son lit, entendit son père lui crier :
« Sauve-toi Béryl ! Sauve-toi vite ! »
Un instant paralysée, sans comprendre ce qui arrivait, elle bondit et se rua vers la porte entrebâillée. Un bruit de lutte lui parvint du salon. Sans rien emporter, dans un état second, elle se jeta dans la spirale de marche. Ses oreilles résonnaient encore du dernier cri qu’avait poussé son père. Sans même réfléchir, accompagnée d’une peur obsédante, elle sortit dans la rue et courut le plus vite qu’elle pouvait vers le métro aérien. Esquivant l’agent de surveillance, poursuivie par la sensation horrible que quelqu’un la suivait, elle attrapa la rame qui arrivait. Les voyageurs la regardèrent avec étonnement se pelotonner sur un siège, les yeux vides et le regard fixe : dans sa précipitation, elle avait oublié ses chaussures.
15h48. Elle descendit au terminus : le cœur de la ville, près de la Tour de l’Ouest où vivaient les Infinies comme Florion. Hagarde, elle s’arrêta devant une carte de l’arrondissement. L’AEP n’était pas très loin… l’AEP ! Son père lui avait dit une fois, lorsqu’elle était petite :
« Ma fille, si quelqu’un te veut du mal et que je ne peux rien faire, rends-toi à l’AEP. Ce sont des gens compétents et forts, qui sauront te protéger. N’oublie jamais ça. »
Elle n’avait pas oublié. Refoulant les larmes qui perlaient à ses yeux gris alors qu’elle y pensait, elle regarda derrière elle, remise en alerte. L’endroit n’était pas désert, mais elle se sentait menacée. Elle repris sa course parmi la foule, malgré la fatigue. Au bout de quelques minutes, elle arriva devant l’édifice de l’AEP. Trois Enquêteurs, reconnaissables à leur combinaison noire pour le haut, et dont la couleur du bas –de la taille aux bottes– variait, se promenaient dans le petit parc… ceinture verte autour du bâtiment.
La jeune fille se précipita vers le trio et s’arrêta devant le dôme d’enceinte, magnétique et transparent. Elle leur fit de grands signes et les appela, si bien qu’ils la firent entrer en faisant apparaître une porte sur le dôme. Ils ne la connaissaient pas, mais ses yeux effrayés, ses joues colorés par la course et ses cheveux bruns en bataille montraient son désarroi. Instinctivement, ils l’entourèrent.
« Vous êtes Enquêteurs ? Oh, je vous en prie ! aidez-moi...
- Quel est votre nom ?
- Je …Béryl. »
Elle sentit ses jambes se dérober et ses forces disparaître. Un trou noir dévora l’espace, l’entraînant dans un sommeil sans rêve. Béryl s’écroula sur le sol.
La suite la prochaine fois !
« Sauve-toi Béryl ! Sauve-toi vite ! »
Un instant paralysée, sans comprendre ce qui arrivait, elle bondit et se rua vers la porte entrebâillée. Un bruit de lutte lui parvint du salon. Sans rien emporter, dans un état second, elle se jeta dans la spirale de marche. Ses oreilles résonnaient encore du dernier cri qu’avait poussé son père. Sans même réfléchir, accompagnée d’une peur obsédante, elle sortit dans la rue et courut le plus vite qu’elle pouvait vers le métro aérien. Esquivant l’agent de surveillance, poursuivie par la sensation horrible que quelqu’un la suivait, elle attrapa la rame qui arrivait. Les voyageurs la regardèrent avec étonnement se pelotonner sur un siège, les yeux vides et le regard fixe : dans sa précipitation, elle avait oublié ses chaussures.
15h48. Elle descendit au terminus : le cœur de la ville, près de la Tour de l’Ouest où vivaient les Infinies comme Florion. Hagarde, elle s’arrêta devant une carte de l’arrondissement. L’AEP n’était pas très loin… l’AEP ! Son père lui avait dit une fois, lorsqu’elle était petite :
« Ma fille, si quelqu’un te veut du mal et que je ne peux rien faire, rends-toi à l’AEP. Ce sont des gens compétents et forts, qui sauront te protéger. N’oublie jamais ça. »
Elle n’avait pas oublié. Refoulant les larmes qui perlaient à ses yeux gris alors qu’elle y pensait, elle regarda derrière elle, remise en alerte. L’endroit n’était pas désert, mais elle se sentait menacée. Elle repris sa course parmi la foule, malgré la fatigue. Au bout de quelques minutes, elle arriva devant l’édifice de l’AEP. Trois Enquêteurs, reconnaissables à leur combinaison noire pour le haut, et dont la couleur du bas –de la taille aux bottes– variait, se promenaient dans le petit parc… ceinture verte autour du bâtiment.
La jeune fille se précipita vers le trio et s’arrêta devant le dôme d’enceinte, magnétique et transparent. Elle leur fit de grands signes et les appela, si bien qu’ils la firent entrer en faisant apparaître une porte sur le dôme. Ils ne la connaissaient pas, mais ses yeux effrayés, ses joues colorés par la course et ses cheveux bruns en bataille montraient son désarroi. Instinctivement, ils l’entourèrent.
« Vous êtes Enquêteurs ? Oh, je vous en prie ! aidez-moi...
- Quel est votre nom ?
- Je …Béryl. »
Elle sentit ses jambes se dérober et ses forces disparaître. Un trou noir dévora l’espace, l’entraînant dans un sommeil sans rêve. Béryl s’écroula sur le sol.
La suite la prochaine fois !
Par Lefélinbleu, Mercredi 22 Novembre 2006 à 21:17 GMT+2 dans Nouvelle 3 - Un mort se venge (article, RSS)






