La cité des dauphins, histoires policières de science-fiction et chroniques légères

Ce qui aurait causé la mort à tant d?autres...

"Ce qui aurait causé la mort à tant d’autres, la femme aux yeux d’eau l’avait intégré en quelques minutes..."

 

 

Ah ! Les dauphins ! Ils viennent me hanter même ici, aussi loin que possible de toute terre connue... J'en suis à 60 pages, désormais, et j'ai écrit une page qui sera sûrement importante. Je ne l'avais pas prévue pareil mais, la musique aidant, j'ai trouvé une forme plus dramatique pour la mettre en scène.

 

Istalle est comme jamais ballottée entre des choix contradictoires, entre les dauphins et une vie paisible qu'elle sait pourtant ne pas obtenir tant que les problèmes d'Ekysse ne seront pas réglés...

 

Laetia est un personnage auquel je m'attache de plus en plus. Elle a un caractère encore jeune, donc bien impulsif par rapport à sa future adulte (qu'on verre peut-être ? heuu je ne sais pas encore) et assez difficile, déjà. malgré son jeune âge, sa grande intelligence la pousse à se dresser contre sa mère, à protester parce qu'elle sent que les dauphins d'Ekysse lui arrachent une part d'affection maternelle pour la remplacer par une obsession presque morbide.
Entraînée malgré elle dans le tourbillon de l'histoire d'Ekysse (à cause de sa naissance), et marquée elle aussi (haha vous verrez de quelle façon ;) pas difficile à trouver), elle sert de chaînon pour rappeller Istalle encore et encore à cette eau qui l'a déjà tourmentée.

Bien que l'histoire soit "l'enfant de l'eau", l'héroïne majeure est sans conteste Istalle, c'est sans doute elle qui va le plus évoluer et, enfin, trouver une espèce de stabilité ?... On verra.

 

Quant aux dauphins, ils montrent de plus en plus leurs museaux, voire même toutes leurs ramifications (oh ! ciel ! ce n'est pas comme un dauphin terrien !) et on va enfin lever le voile sur leur identité.

 

Eh OUI ! On saura QUI ils sont.
Ce ne sera sans doute pas une avancée majeure de la SF comparée à des grands comme Herbert, Van Vogt ou Asimov, mais je pense boucler leur histoire avec satisfaction. Faire de beaux rêves, n'est-ce pas le plus important ?

 

Bon, il se fait tard... mes dauphins sont trop nocturnes (quelle plaie pour le sommeil !)

 

Je vais dodoter.

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Blog en vacances !

...donc mises à jour aléatoires.

Je n'ai pas souvent posté ces deux derniers mois, désolée, mais je vais aussi être très occupée pour les deux mois à venir. Cependant, je dispose d'une connexion internet à peu près assurée, alors je viendrai de temps en temps mettre des petits trucs :)

 Voilà, à bientôt !

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Les oiseaux (vs la décérébrée)

Vvvvvvvvvvlaf ! Spatch !

Encore une belle journée qui s'annonce ! Le ciel est bleu, les arbres verts aux ramures chargées de plumes et, comme chaque matin depuis trois semaines, je viens d'échapper à... un attentat.

Comprenez-moi bien ! Il s'agit d'une de ces centaines attaques quotidiennes perpétrées par les plus grands criminels urbains connus à ce jour, mais qui demeurent encore impunis : les pigeons !

Sans vouloir verser dans le Hitchcockien, et même sans avoir regardé le film dans son intégralité, il y a de grandes peurs liées à certains oiseaux ; généralemetn des oiseaux de proie, au nez recourbé et crochu, que l'on s'imagine se délectant de votre chair palpitante.

La réalité est bien plus sournoise que la fiction et porte le nom méconnu de colombophobie. Là, je vous vois rire ! "Ha ! Ha ! Quel nom crétin ! Ca fait penser à l'inspecteur !"
Eh ! oui, en plus d'être peu reconnue, cette affection est aussi peu avouée en raison de ce nom (il faut bien le dire) complètement ridicule. Sans doute faudra-t-il attendre que le fin limier d'une célèbre ville d'outre-Atlantique tombe dans l'oubli pour que s'élèvent les voix des victimes...

Le fait est que le pigeon commun des villes, très répandu, impossible à chasser des grandes cités où nous vivons (tant il est obstiné !) se fait nourrir à l'oeil, est immangeable (un colombophobe a essayé, mal lui en a pris : hôpital et amende ! véridique !) et commet tous les jours des attentats sur cheveux, voitures, monuments historiques, trottoirs venant d'être lavés, ou encore sur le joli bac-à-fleurs devant votre fenêtre que vous adorez et qui est tout propre.

Ne vous y trompez pas ! Hitchcock a pris des corbeaux, c'était par peur du public : les véritables ennemis volants ne sont pas ces beaux oiseaux noirs qui ne mangent que des choses mortes (donc, pas vous) ou à la rigueur des insectes et des plantes.

Le véritable danger, c'est le pigeon ! Combien de fois n'avez-vous pas été frôlé par une de ces bestioles à l'oeil aussi vivant qu'une brique ? sursauté en manquant de marcher sur un de ces volatiles ? Combien de fois avez-vous échappé de justesse aux chutes du Guano ? ou cru qu'un d'entre eux allait vous percuter en volant ?

Cette espèce d'idiots volants sait très bien qu'elle règne en maître et répand la terreur sur nos villes... 
Et, comme dans toute cette histoire, les mairies sont impuissantes à chasser ces parasites aggressifs et les médecins impuissants à calmer vos craintes, le vrai pigeon, c'est nous !

 

Carpement vôtre !

La décérébrée, qui vient encore de slalommer sous les bataillons de guano. Et en est ressortie intacte (ouf).

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"Une femme reposait sur le sable humide..."

... les pieds baignant dans l'eau, le visage blafard... Et cette femme était sa mère."

 

Ahhhh, j'ai écris un petit peu hier et ça m'a fait du bien. C'est fou ce que ça vient difficilement en ce moment (peut-être le boulot, les soucis, les cartons ?... que sais-je ? sans doute de tout) !

Le ciel s'obstine à redevenir lumineux (un bon tit orage, moi j'aime) mais tant pis. En ce moment, j'écoute la bande originale de Léon et celle de Mass Effect, il y a des morceaux très mélancoliques qui vont à merveille avec "certains passages"...

héhéhé.

 

unnn jouuur, mon dauphiiin viendraaaa...

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Kung-fu ? Vous cherchez un club ?

Si vous aimez les sports de combat, en voilà un qui peut convenir à presque tous les âges. A la Nicolaïte de Chaillot, près de Trocadéro, le professeur Guy MOESON anime des cours de kung-fu et de tai-chi avec sérieux et bonne humeur.

Les cours sont divisés en deux groupes, pour enfants et pour adultes (plus de 12 ans). Cours les lundi et mercredi.

 Plus d'infos sur : http://www.nicolaite.com/pages/kungfu.htm

ou à l'adresse de l'association : 9 Bis r Bouquet de Longchamp, 75116, 01 47 27 38 50.

 

Pour les connaisseurs, maître Guy MOESON est professeur de kung-fu wushu, de la branche wutao fondée en 1962 par son propre maître Hoang Nam.  C'est un style difficile à classer car très complet. :) En tout cas moi j'adhère totalement à ce genre d'art martial.

(un peu de pub ne nuit pas toujours...)

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Encore un rêve...

   L'école était bâtie en bord de mer, des salles aux murs sans patine élevées à une dizaine de mètres à peine du sable. Les enfants étaient livrés à eux-mêmes entre classes et horizon infini de l'océan, occupés à jouer, quand le ciel morose de pâle devint cendre. Les vagues bondissaient furieusement vers les nuées, se précipitaient vers la côte dans un ressac au  bruit de tonnerre.

Les enfants, apeurés sans bien comprendre, murmuraient, se demandaient quoi faire. Une fille d'environ douze ans, aux cheveux sombres et aux yeux bleus lumineux, sentit la peur lui broyer l'estomac : à l'horizon grandissait une vague, tumultueuse, dont la crête s'élevait de plus en plus haut comme pour défier les nuages...
La fille cria de se réfugier dans les bâtiments. Aussitôt, le flot d'enfants se rua dans les salles les plus proches, à la recherche d'un abri, d'une pièce sans fenêtre, de quelque chose auquel s'accrocher.

Une première vague, encore faible, remonta la plage et vint mourir contre les murs. Certains enfants couraient encore, hésitants. La fille, voyant que le monstre liquide se rapprochait, regarda désespérément les autres bâtiments. Ses yeux tombèrent sur le gymnase et ses murs solides, qui comptait de petites fenêtres en hauteur. Encore une fois, elle courut de porte en porte tirer ses camarades de leurs piètres cachettes pour les amener en sécurité.

A peine entrés dans l'abri, les enfants verrouillèrent la porte et la bloquèrent avec des meublesd de gymnastique. A l'extérieur, la mer se creusa, se retira devant la plage tandis que la vague gigantesque se profilait. Elle roula dans un bruit de tempête et s'abattit sur l'école avec furie. Les fenêtres volèrent en éclat. Le temps semblait avoir ralenti tandis que les flots charriètandis qu'ils la montraient en exemplerent leur écume jusque sur les élèves.

Enfin, la vague terrible se retira, abandonnant les lieux sinistrés et les enfants épouvantés aggripés les uns aux autres.

Et quand les adultes arrivèrent enfin pour rassurer les élèves trempés jusqu'aux os, ils félicitèrent la jeune fille pour sa présence d'esprit. Mais, tandis qu'ils la montraient comme exemple, elle fondit en larmes ...

La seule chose à laquelle elle pensait, c'était la façon dont toute sensation de vie avait quitté son corps lorsqu'elle avait vu la vague.
Elle s'était mue par la peur et par un instinct de survie qui lui avait dicté ses actes, comme si elle ne s'était plus appartenue.

Bien sûr, tout ça est assez incohérent : où étaient donc les adultes ? Pourquoi personne n'a fait évacuer l'école avant tout ça ?...
Mais ce rêve m'a clairement fait penser à "l'enfant de l'eau", ce qui montre à quel point je pense à son écriture. Qui sait ? Peut-être que je vais l'inclure après remodelage dans le roman en cours...

Voilà, bonne journée et bonne visite dans les ondes tumultueuses de la cité des dauphins... :)

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La malédiction de l'édredon (d'une décérébrée)

   Dimanche, après une semaine assez éprouvante, remplie de stress, de stress et de stress (d'examens, quoi !...). La décérébrée connaît chaque semaine ce genre de réveil pénible, où tout semble sourire à votre lever, mais où l'édredon dégage une force mystique du genre "dors, je le veux ! " et vampirise votre énergie.

"Tu te lèves ? Il est dix heures.
- Grmmmmmfll... tente-elle de répondre.
- Bon, je vais préparer le petit déjeuner."

La décérébrée se retourne dans ses couvertures. Dodo. Bonheur. ZZZZZzzzzz...

"Quoi ? Tu dors encore ?
- Heinnmmmgrbl ?
- J'ai eu le temps d'aller faire des courses, de préparer à manger et toi tu ronfles comme un ventilateur !
- Mais... (elle tente une défense subtile) mais j'ai sommeil, moi... (raté).
- Ah bah oui, je vois ça ! Il est midi !
- Oh nonnnn...
- Bon, lève-toi, on va quand même petit-déjeuner."

Tap, tap tap....

ZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

"Bon ça suffit, lève-toi, il est presque une heure !
- Petit déj' ????"

Gros vide.

"J'ai faim !"

   D'un autre côté, avec l'odeur des tartine sgrillées, je me serais peut-être vraiment levée (je ne connais que ça pour vraiment se motiver !)

Une tite chronique, ça faisait longtemps ! On a été pas mal débordée par ici mais la patronne a repris l'écriture de l'enfant de l'eau (ahhhh ! enfin !). Le nouveau bébé fait encore 55 pages (il en reste à retaper des brouillons) mais il n'est pas fini, oh non !

Bon allez, carpement vôtre, je vais barboter ailleurs !

la décérébrée (qui s'est levée dès-potron ce matin !)

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Oh ! oh ! oh !

   Incroyable, "la cité des dauphins" est disponible sur www.amazon.com (mais pas ".fr" ? je ne comprends pas du tout)...

Par contre, le prix est gonflé (bah oui, amazon prend une grosse commission...) tandis que sur www.lulu.com ben le livre est bien moins cher.

J'y comprends pas grand-chose... est-ce un cadeau empoissonné ? Après tout je n'étais pas au courant d'une quelconque sélection...

Bref ! Bébé numéro 1 va dans le monde.

...mais c'est en théorie, d'autant que le-dit site est américain (ouaf ouaf ouaf ! faudrait vraiment un expatrié pour tomber sur le bouquin, ya une chance sur des millions !)

Mais ça me fait tout drôle quand même :) ah, ce besoin de diffuser ses oeuvres chez les artistes, n'est-ce pas...

 

Edition de cet article ( 5 juin 2009) : en fait, maintenant, il est redescendu à 20$32 (environ 14,60€ !)

Voili voilou :)

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Ca y est ! Billet réservé !

   Je pars à Chengdu !

(ça va swinguer !)

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Bunker

   Bunker ! Bunker ! Bunker ! Bunker !

Je hais ce mode...

(et la correction de "la cité des dauphins" ?)

(et la suite d el'écriture de "l'enfant de l'eau" ?)

(et Angoulême :'( ? )

Bref... Bunker jusqu'à fin mai. Youuuuupiiiii......... comme c'est stimulant, un examen...

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Fragments d'Istalle

Qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce qui m'arrive?

                        Tout est si flou dans ma tête...

         Pourquoi cette odeur de chair brûlée, de souffrance ?... Comme un souvenir à vif qui me hante.

                                 Pourquoi lui avoir parlé ?... Elle, elle n'avait rien demandé. L'enfant est innocent des crimes de ses parents.

         Payer... Je croyais vous faire payer alors que je suis si proche de vous.

                           Sommes-nous condamnés à disparaître de ce monde ?

                                          Eyal...
                                                                        Ékysse...

Eux évoluent. Nous pas. Cela fait-il de nous des êtres plus intelligents ou des fous ?

                                                      J'ai mal à la tête... Le soleil me brûle... Libérez-moi et j'irai... là-bas...

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Re et re

   Retour de vacances et remise au mode bunker... le joli moi de mai se profile, avec ses senteurs printanières, ses airs de légèreté et ses impérieux examens !

Moi qui reviens d'un pays d'édredon, de jolies journées passées à s'amuser (et travailler aussi hélas), je redécouvre, comme chaque fois, à quel point le monde est sans pitié ! (et mon roman en cours, hein ?!...)

Mais quand on révise bien, on dort mieux (proverbe turco-zoulou de la dynastie Maya-valaque norvégienne)

Allez zou !

Un félin qui a réussi à dormir dans le train (tellement elle était crevée !).

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Joyeuses Pâques !... par une décérébrée

   Quand j'étais petite, je croyais vraiment que les cloches venaient de Rome pour nous apporter des oeufs et parfois aussi des petites surprises. Mais j'avais beau attendre le soir, je ne voyais jamais rien.

Par contre, le lendemain matin, il y avait toujours des oeufs en chocolat, des poules et des petits oeufs en sucre disséminés çà et là en sachets dans le jardin (à l'époque, on avait un jardin, maintenant, les cloches déposent sur le balcon).

Forcément, quand j'ai appris que les cloches n'existaient pas, j'ai été très déçue. Pourtant, en réfléchissant un peu plus, j'aurais compris qu'elles n'avaient pas de carte ni d'yeux pour se repérer. En fin de compte, tout ça, c'était comme le Père Noël : un bobard. Mais un joli bobard.

Je n'ai pas de gag à raconter, cette fois. On décorait des oeufs de poule évidés et on les plaçait dans un "nid" avec des rubans colorés. C'étaient de bien jolies Pâques...

Côt côt

Carpement vôtre

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Snirfl !

   J'ai encore choppé un rhume ! Faut croire que c'est ma maladie personnelle ou que le virus m'est très attaché. Remarquez, il vaut mieux ça plutôt qu'une maladie carabinée jusqu'alors inconnue dans mon répertoire.

Bref. Je bosse (pour mes examens), je mouche beaucoup et je me détends.

En parallèle, j'ai relu hier soir les 37 premières pages de "l'enfant de l'eau", suite à quelques petites incohérences que j'avais relevées (c'est terrifiant, une incohérence !) d'avec "la cité des dauphins". J'ai le cerveau qui se remet en marche du côté "nouvelles", ça fait plaisir... un mois que je n'avais pas vraiment avancé pour le dyptique (images mises à part).

Vivement les vacances ! Elles seront studieuses, mais ça fera un bol d'air et une cure de sommeil.

A bientôt.

 

"Dona eis Requiem! Dona eis Requiem! Lacrimosa dies illa resurget ex favilla!..."
"Koroem" Advent Rising. (la musique n'est pas celle du Dies Irae ni du Requiem de Mozart, ça vient d'un jeu Xbox).
(j'adore les chansons en latin ^^ non, c'est pas snob)

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La religion d'une décérébrée

   Sur Internet, on trouve souvent des forum de discussions bourrés de questions religieuses. Parfois, ça fait sourire. Parfois, ça fait peur. La majorité des gens préfère-t-elle vraiment croire en quelqu'un de supérieur pour se rassurer ? Ou au paradis pour ne pas avoir peur de la mort ?

   Née dans un pays traditionnellement catholique (et dans une famille traditionnellement "mécréante"), je n'ai pas échappé au cathéchisme pendant mon enfance. Entendez par là messe le dimanche (notre curé avait des sermons assez philosophiques, et puis s'appeller Rambo, c'est déjà assez enthousiasmant en soi) et le cathé-jeux le mercredi.

Cependant, cette noble foi (j'étais très naïve ; je suis encore idéaliste mais pas naïve) n'a pas résisté très longtemps aux papotages entre amis, à des questions un peu traîtresses posées au dames du cathé et à certains bouquins sur les dinosaures (en sept jours, mon oeil...).
Quant on n'a que la rupture du carême à confesser, on s'intérese vite à autre chose qu'à ce cher hippie qui n'avait pas demandé à crever comme ça (après tout, il n'avait tué personne) et dont on connait déjà l'histoire par coeur.

Mais ne soyons pas mesquins : grâce au cathé et ses dames (notamment Mme M., fervente adepte de la jupe, qui interdisait aux filles de croiser les jambes car "seul le Christ les a croisées sur la croix", ce qui me faisait doucement rigoler et présageait déjà d'une apostate) j'ai rencontré ma plus vieille amie : A.... , avec qui la foi se tournait plutôt  vers le Seigneur des Anneaux et la lutte du bien contre le Mordor. Sans parler de nos rigolades lors des parties de jeux.

Les années passant, la décérébrée a oublié les dates du cathé(mais pas Noël pour les cadeaux, les bougies et les repas, ni Pâques pour le chocolat et le cache-oeufs ; de toute façon, Noël était à l'origine la fête du solstice d'hiver, tout comme on a son pendant la fête de la musique pour l'été), élargi un peu ses connaissances et même guigné du côté de l'astronomie.
Elle a pourtant continué à visiter des lieux de cultes, comme la Cathédrale de Paris (si jolie avec ses clochetons et ses pierres nettoyées) ou l'Alhambra (c'est pas le même style du tout, mais c'est très beau), ou encore le Temple du Ciel à Pékin (c'est-à-dire l'autel circulaire où l'empereur sacrifiait aux puissances divines en espérant avoir des conditions météo favorables)... voire même à allumer des bougies pour ses ancêtres morts (parce qu'une bougie rappelle une présence chaleureuse).

Suite à des lectures diverses en science-fiction, à des réflexions sur la ressemblance frappante entre le voile des religieuses et le tchador musulman, à une attirance certaine pour les squelettes de dinosaures et la question du big-bang, à une forte amitié avec un Iranien ba'hai (croyance persécutée dans le pays) et à des questionnements sur les croisades... moi, décérébrée de première classe, j'ai déduit ceci :

Non, je ne suis pas catho, ni juive, ni musulmane (et m**** aux extrémistes !), de toute façon tout ça vient de la bible et j'aime pas les dieux qui torturent leurs progéniture (même avec les légos j'ai pas fait ça).

Non, je ne suis pas bouddhiste, j'aime manger de la viande et ça fait partie de la nourriture normale d'un être humain. J'ai des canines, c'est pas pour manger que de la salade. Et si les groupes agroalimentaires traînent leurs troupeaux comme des sardines en boîtes, c'est leur faute, pas la mienne (et vive les produits fermiers).

Non, je n'adhère à aucune secte ni mouvement tel que "le paradis existe sur Tau Ceti, prenons tous la première comète qui passera (et donnez-moi 20 000 euros par an)".

Ca m'arrive encore de dire "j'aurais préféré que le polythéisme romain ait survécu", mais finalement, dieu ou dieux, tout est pareil :
- l'être humain crée les religions du mythe pour expliquer ce qu'il voit dans le ciel et autour de lui...
- puis il donne des personnalités à ces entités célestes et en fait des dieux à son image...
- puis un type en Egypte, où un pharaon à motié fou invente Ra, le dieu suprême et unique, reprend l'idée et la répand autour de lui...
- puis, des siècles et des siècles durant, des crétins d'imbéciles de clergé y croient dur comme fer, développent trois religions là-dessus et ne trouvent rien de mieux à faire que se friter avec la plus grosse massue possible... (pendant ce temps, en Amérique et en Asie, friteries au noms de plusieurs divinités ou devrais-je dire plusieurs cultes et la quête du pouvoir).
- et enfin, rébellion suprême, certains disent alors "j'emmerde les dieux, j'y crois pas, y a rien après la mort et c'est tout".

Je suis agnostique, je crois qu'on n'est sûr de rien mais je ne crois pas en une déité consciente de nous. Je pense que si un être sait nous avoir créé, soit il pleure sur sa stupidité (l'homme à son image, hahaha !), soit il nous prend comme sujet d'analyse psychanalyste ("le complexe autodestructif de l'être humain").
Mais je crois plutôt qu'un "simple" phénomène physique est à l'origine de l'univers et que nous existence en découle.
Voilà.

Et que regarder l'univers et ses étoiles est plus passionnant. La mort met un terme à la vie. Autant combler la vie.

Et je ne demande à personne d'adhérer à mes idées, juste de me laisser penser en paix sans chercher à me convaincre d'autre chose.

 

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